Search This Blog

Saturday, 7 September 2013

L’Algérie parmi les pays africains les plus surveillés par les Etats





L’Algérie est le sixième pays africain le plus espionné par le programme secret de surveillance des Etats-Unis, baptisé Prism.
drapeau-americain-ws1003786854
Aucun pays n’échappe à la surveillance américaine. C’est la leçon du scandale Prism-NSA, du nom du programme et de l’agence chargée d’espionner les moindres faits et gestes des citoyens du monde. Des citoyens mais pas que, puisque Prism peut aussi collecter les données en ligne des gouvernements et des entreprises. Pour ce faire, les Etats-Unis n’avaient qu’à pirater les systèmes des cadors du web, à savoir Microsoft, Yahoo, Google, Facebook, Skype, etc.
Pire encore : grâce à un système de micros installés dans des lieux stratégiques, les Etats-Unis ont pu aussi espionner les communications téléphoniques d’une trentaine d’ambassades étrangères, et du siège de l’ONU à New York et de l’Union Européenne à Bruxelles. C’est Edward Snowden, un ancien agent de la NSA – National Security Agency -, qui a révélé au grand jour l’existence de ce démoniaque Big Brother depuis 2007
Les révélations de Snowden ont permis d’établir le top 5 des pays les plus surveillés par les Etats-Unis, qui se trouvent tous au Proche-Orient ou en Asie. Il s’agit de :
1. L’Iran avec 14 milliards d’informations recueillies par la NSA
2. Le Pakistan, 13,5 milliards d’informations recueillies
3. La Jordanie, 12,7 milliards d’informations recueillies
4. L’Egypte, 7,6 milliards d’informations recueillies
5. L’Inde, 6,3 milliards d’informations recueillies

Si l’on réduit le prisme aux seuls pays africains, surprise : parmi les 54 Etats que compte le continent,  l’Algérie figure à la sixième place des pays les plus pistés. En terme de données traitées, l’Algérie est aussi surveillée que la France par ce vieil Oncle Sam. Elle l’est davantage que le Maroc, la Tunisie et le Mali, mais nettement moins que l’Egypte et la Libye. Dans le détail, les dix pays africains les plus espionnés sont donc :
1. L’Egypte
2. Le Kenya
3. La Libye
4. La Tanzanie
5. La Somalie
6. L’Algérie
7. Le Soudan
8. L’Ouganda
9. Le RD Congo
10. Le Zimbabwe
L’Algérie n’a toujours pas officiellement réagi à ces révélations. Peut-être en aura-t-elle l’occasion lors d’une visite prochaine et éventuelle de Barack Obama, annoncée depuis de longs mois par des médias comme Echourouk.
- See more at: http://www.algerie-focus.com/blog/2013/09/lalgerie-parmi-les-pays-africains-les-plus-surveilles-par-les-etats-unis/#sthash.l8xq4rYK.dpuf

Friday, 6 September 2013

Musulman et juif : les identités trompeuses, par Bernard Pivot

bernard-pivot-journaliste-critique-litteraire-francais-emission-semaine-critique-france-2-1302659-616x380

Au fil de ses romans, Karine Tuil impose sa vision féroce du monde. L’Invention de nos vies, son neuvième, le plus ambitieux, le plus risqué, le plus accompli, va l’installer parmi les écrivains auxquels la critique et le public ne pourront pas ne pas se référer. Il y a dans son écriture une force, une efficacité, auxquelles se mêlent brio et élégance, qui sont tout simplement impressionnantes. Et quelle histoire ! Déjà, avec ses deux précédents romans,La Domination, 2008, Six mois, six jours, 2010 (Grasset), tête haute, souffle rapide, elle fonçait dans le romanesque. Là, elle s’y installe avec une hardiesse qui témoigne d’une belle santé. Jugez-en…

Rejoignez-nous sur Facebook

Samir Tahar, fils d’immigrés tunisiens, a choisi ce que la République française lui offrait de meilleur : la réussite par les études. Intelligent, doué, d’une beauté magnétique, insatiable séducteur, il a d’autant plus hâte d’”arriver”, de jouir du miel de la vie qu’ainsi il se revanchera des hommes qui ont humilié sa mère. Jeune et brillant pénaliste, il ne trouve pourtant pas de place dans les cabinets d’avocats aux noms ronflants. Le coupable? Son prénom arabe, Samir. Il en retire les deux dernières lettres. Sam est plus présentable. Si présentable que l’avocat Pierre Lévy l’engage, croyant qu’il est juif et que Sam est le raccourci de Samuel. Sam ne dément pas. D’autant que Tahar est un nom porté, parfois, par des juifs séfarades.

tuil-rentree-1770196-jpg_1622273

La mystification commence. Elle va le mener loin, jusqu’à New York où il impose son talent, son charisme, son énergie, sa séduction. Désormais, entre lui et sa mère et son demi-frère, restés dans la cité, il y a plus qu’un océan. En épousant Ruth Berg, fille du richissime Rahm Berg, Sam, le musulman, entre dans une famille juive où il participe à tous les rituels religieux. Il est bien un peu méprisé par ces juifs ashkénazes qui le trouvent trop brun, trop bronzé, trop solaire, trop bavard, un peu trop arabe, quoi ! Mais il a tant de charme… Tout le monde l’aime. Et quand il doit évoquer sa famille, son passé, il pille la biographie de son copain d’université, Samuel, éducateur social, écrivain besogneux, auquel il avait volé Nina pendant qu’il accompagnait en Israël les corps de ses parents morts dans un accident de voiture. Vingt ans après, les deux hommes continuent de se disputer âprement la possession de cette femme qui les fascine l’un et l’autre jusqu’à la déraison.

L’Invention de nos vies est un roman sur l’imposture, les faux-semblants, les identités trompeuses, l’embobinage par la séduction, les manipulations de l’intelligence et du sexe, de la parole et de l’écriture. Samir/ Sam/Samuel est un grand prédateur à qui rien n’est impossible puisque tout est possible. Archétype du cynique souriant, il parvient même à séduire le lecteur/ spectateur de ses tromperies et trahisons. On se dit que Karine Tuil, sa pygmalionne, n’a pas été la dernière à succomber à sa conquérante virilité. La romancière n’en raconte pas en détail les manifestations intimes, et pourtant, comme ses personnages, son roman respire la sexualité et l’érotisme. Derrière les thèmes traditionnels de ses livres – la domination, le mensonge, la beauté, le trouble, la vengeance -, Karine Tuil aborde, dansL’Invention de nos vies, des sujets liés à l’histoire même de ce musulman dans la peau d’un juif. Par exemple, la honte des origines. Ou bien la suspicion de l’inégalité, à cause des origines justement.

Ou encore l’obsession de la performance et de la réussite. Ou enfin “la fausse simplicité des gens qui ont tout”. À travers l’invention romanesque, la fresque sociale. On se doute que Samir/Sam/ Samuel ne séduira/mentira/ triomphera pas toujours. Sa chute est fatale. Mais rien ne presse. La chance le laisse jouir à satiété des prébendes de son imposture. Pas plus que lui, le lecteur ne se doute d’où viendra le coup. Quel choc! Quel séisme! Le roman prend alors une dimension politique. L’actualité la plus tragique s’en empare. Karine Tuil joue avec le feu. “Le monde est désordre, la littérature est désordre”, écrit-elle à propos de Samuel, l’autre, qui a fini par écrire un livre à succès. Elle justifie son propre roman par un éloge de l’insécurité en littérature.

L’Invention de nos vies, Karine Tuil, Grasset, 495 p., 20,90 euros.


Police: Afghan militants drag female author out of her home, shoot her dead


Author Sushmita Banerjee, writer of the novel "Kabuliwala's Bengali Wife" based of her life, poses at a press conference announcing the launch of the movie "Escape From Taliban" in Bombay, Dec. 17, 2002.

Author Sushmita Banerjee, writer of the novel "Kabuliwala's Bengali Wife" based of her life, poses at a press conference announcing the launch of the movie "Escape From Taliban" in Bombay, Dec. 17, 2002. 

Suspected Taliban militants in Afghanistan on Thursday shot dead an Indian woman whose memoir about marrying an Afghan and life under the Islamist militia was made into a Bollywood movie, officials said.

The killing of Sushmita Banerjee was the latest in a string of attacks on prominent women in Afghanistan, adding to fears women's rights in a country where many are barely allowed outside the house will recede even more after U.S.-led foreign forces fully withdraw in 2014.

The militants arrived before dawn at Banjerjee's residence in eastern Paktika province, which lies in Afghanistan's east — a region where the Taliban are especially influential.

Her husband, Jaanbaz Khan, answered the door, only to be quickly bound and blindfolded, provincial police chief Gen. Dawlat Khan Zadran told The Associated Press.

The militants then dragged Banerjee outside, took her to a nearby road and shot her at least 15 times, Zadran said.

Banerjee, who officials said was in her 40s, was buried Thursday morning, a relative told AP. She lived in Daygan Sorqala village, and was well-known as a medical worker in the area, with special training in gynecology, said the relative, Zafar Khan.

Taliban spokesmen did not answer phone calls seeking comment late Thursday.

Banerjee — who was from Kolkata, India — wrote "A Kabuliwala's Bengali Wife." It later became the basis for the 2003 film "Escape from Taliban."

The book described how she met Jaanbaz in India and agreed to marry him despite her parents' disapproval and the fact that he was Muslim while she was Hindu.

According to summaries of the book online, Banerjee moved to Afghanistan as Jaanbaz's second wife, only to find that life would become unbearable with the Taliban increasing their hold over the country

The Taliban militia, which rose to prominence in 1994 and officially ruled the country from 1996-2001, placed severe restrictions on women.

It forced them to wear all-encompassing burqas, banned them from working and prohibited girls from attending schools.

Play VIDEO

Taliban take credit for attack on U.S. base in Afghanistan

The Islamist rulers' harsh interpretation of their religion meant many women could not get proper medical care because the only physicians available were men who in most hospitals were allowed to examine women only if they were fully clothed.

In an interview posted on India's Rediff news, entertainment and shopping website, Banerjee described trying to flee Afghanistan multiple times to get away from the Taliban, and how she was ordered executed as a result of her attempts. She made it back to Kolkata in August of 1995.

"I still remember the day I stepped on Indian soil for the first time after I had left," the interview quotes her as saying. "It was raining outside. People were scurrying for shelter. But I didn't run. I just stood there and let the rain wash off my pain. I felt if I could bear so much in Afghanistan, I can surely bear my motherland's rain. I don't know how long I stood there, but I won't forget that day."

Her book was published in 1997, about nine years after she got married, according to the interview, conducted around the time of the film's 2003 release but reposted Thursday in light of Banerjee's death. The film starred actress Manisha Koirala.

The relative who spoke to AP, Zafar Khan, is the father of Jaanbaz's first wife. He said Banerjee was beloved in the area, was known locally by the name Sahib Kamal and that many residents were upset that an unarmed woman had been targeted.

Zafar Khan said Banerjee had converted to Islam, though it was not immediately clear when. She and Jaanbaz had no children of their own, Khan said.

"She was a very kind woman. She was very educated — she knew the Internet," Zafar Khan said. "Myself, I am very sad. Believe me, I haven't been able to eat."

Militants have targeted prominent women several times in recent months in Afghanistan.

Last month, officials confirmed that Fariba Ahmadi Kakar, a lawmaker who represents Kandahar province in parliament, was kidnapped and was being held in exchange for four insurgents detained by the government.

Also in August, insurgents ambushed the convoy of a female Afghan senator, seriously wounding her in the attack and killing her 8-year-old daughter and a bodyguard.

Senator Rouh Gul Khirzad's husband, son and another daughter were also wounded in the attack in the Muqur district of Ghazni.

© 2013 The Associated Press. All Rights Reserved. This material may not be published, broadcast, rewritten, or redistributed.

De l’Algérie de Nezzar à l’Egypte de Sissi : le même refus de la démocratie au nom des alibis anti-islamiste et féministe


nezzar-et-sissi

La diabolisation de l’adversaire, accusé surtout d’avoir gagné les élections, a été poussée plus loin encore par le mufti d’Egypte, Ali Gomaa, qui a sorti un hadith de son contexte pour rendre licite le meurtre de tout membre des Frères Musulmans.

 

La victoire du FIS aux élections législatives du 26 décembre 1991 en Algérie a été saluée avec ferveur par le commandant Abdessalem Djelloud qui s’est dit persuadé du succès des islamistes dans toute consultation libre organisée dans le monde arabe. Ces propos valurent au numéro 2 libyen d’être mis en résidence surveillée jusqu’en 2011, quand les milices islamistes marchaient sur Tripoli avec le soutien de Bernard-Henri Lévy. L’ex-nouveau philosophe voyait l’ensemble des problèmes musulmans à travers ce que lui disait le commandant Massoud qui tendait, à entendre B. H. Lévy (surtout soucieux de faire oublier l’ancienneté et la gravité du conflit israélo-palestinien), à faire de l’Islamisme le seul et unique grand problème des pays musulmans. Bien que le pronostic de Djalloud ait été confirmé par les victoires électorales des islamistes au Tadjikistan en 1992, puis au Yémen en 1994, la France, suivie en cela par les pays de l’Union Européenne, a préféré les simplifications récurrentes du médiatique B. H. Lévy au réalisme du commandant Djalloud.

L’intervention de l’armée russe à Doutchambé pour arrêter les chefs du Parti de la Renaissance Islamique, coupables d’avoir gagné les élections législatives d’avril 1992, fut accueillie avec la même bienveillance que le « coup d’Etat du soulagement » (Jean Daniel) du 11 janvier 1992 fomenté à Alger par des adversaires de l’alternance. C’est ainsi que l’on a fait croire au mythe de la « dictature, rempart contre l’intégrisme ».

Des commentateurs habituellement plus nuancés expliquaient qu’il suffisait d’aider l’Algérie à se débarrasser de ses méchants islamistes pour que tous les autres problèmes trouvent leur solution, par surcroit. Des pigistes algériens de service, surenchérissaient sur le « nazisme vert ». D’autres relais des officines inspirées par l’Action psychologique du V° Bureau de la guerre d’Algérie invoquaient les élections de 1933 en Allemagne, comme Finkielkrault citait Munich à tout bout de champ.

L’alibi féministe servit, au Nouvel Observateur notamment, à présenter les putschistes du 11 janvier 1992 comme les sauveurs de la femme algérienne moderne. Etait systématiquement accusé de complicité avec le terrorisme quiconque s’avisait de comparer cette laborieuse justification d’un acte anti-démocratique avec l’approbation de l’invasion soviétique de l’Afghanistan par Georges Marchais, qui crédita l’Armée Rouge d’une volonté d’abolir le « droit de jambage ».

Dans les salles de rédaction parisiennes, les « Républicains » algériens exposaient leurs singulières conceptions d’une « démocratie sans élections », au nom d’un laïcisme protégé par des militaires prétendant prémunir toute la rive Nord de la Méditerranée contre le péril d’un nouveau « Califat ».

Cette rhétorique sonore et répétitive, relayée par ceux qui voyaient l’Algérie à travers les hydrocarbures et la francophonie, rendait inaudibles les commentaires de ceux qui surent raison garder et pronostiquèrent que le nouveau régime algérien allait ressembler, au mieux à la fausse démocratie égyptienne, au pire au système policier de Ben Ali. L’Algérie de la « décennie rouge » sera les deux à la fois. Et quand les « décideurs » eurent des velléités de « renouer les fils de la démocratie » en organisant des élections législatives en 1997, Abdelhamid Mehri a eu son mot célèbre : « l’Armée algérienne a pris la décision de ne plus jamais perdre les élections ».

- See more at: http://www.algerie-focus.com/blog/2013/09/de-lalgerie-de-nezzar-a-legypte-de-sissi-le-meme-refus-de-la-democratie-au-nom-des-alibis-anti-islamiste-et-feministe/#sthash.ydHMKIlq.dpuf

Management Pourquoi la majorité des femmes qui travaillent en Algérie sont célibataires?

femmes entreprise

Sur les 1.885.00 femmes actives économiquement en Algérie, 62% sont célibataires ou divorcées. Pourquoi ?

Les chiffres proviennent du Centre d’information et de documentation sur les Droits de l’enfants et de la Femme. 62% des femmes qui travaillent sont célibataires ou divorcées contre 30% des hommes qui travaillent. L’écart est tel qu’il devient donc logique de se poser cette question : pourquoi la majorité des femmes qui travaillent en Algérie sont célibataires ?

Le mariage en Algérie annonce souvent pour les femmes le début d’un nouveau travail à plein temps, celui de mère et d’épouse. Un travail, semble-t-il, qui empêcherait la majorité d’entre elles de concilier vie privée et vie professionnelle.

En effet, la femme est souvent chargée d’aller chercher son enfant à l’école et de le surveiller si personne n’est disponible pour le faire en journée. Elle doit le plus souvent s’assurer de préparer le dîner à temps et ne peut donc pas s’éterniser au travail. Cela expliquerait peut être le fait que seul 9,6% des directeurs, cadres et gérants en Algérie sont des femmes. La vie de famille d’une femme l’empêcherait-elle de grimper les échelons professionnels ?

Encore plus étonnant : le pourcentage de vendeurs et commerçants de sexe féminin qui ne s’élève qu’à 6,3%. Alors que dans le monde entier, les entreprises, magasins et restaurants ont adopté la femme comme un élément marketing clé, nos femmes restent pratiquement invisibles dans ces milieux. À Alger, il est très commun pour une femme de se faire conseiller par un homme à l’achat de sous-vêtements !

infographie femmes en algérie

(Cliquer pour agrandir) 

Il est important de noter que le phénomène de célibat chez les femmes actives touche surtout les femmes dans des milieux urbains, où le taux d’alphabétisation est plus élevé. Dans des villes comme Mostaganem, Djefa ou Relizane, où le taux d’analphabétisme des femmes est de 40% contre 15,7% à Alger, un schéma de vie familiale plus traditionnel est privilégié.

On constate cependant un net progrès dans le taux de participation des femmes à l’Assemblée Populaire Nationale. Leur proportion a quasiment quintuplé ces dix dernières années passant de 6% à 30%. On rencontre aussi de plus en plus de couples qui peuvent se vanter d’être également impliqués dans la vie professionnelle, et dans lesquels le mari accepte plus facilement la réussite de sa femme.

- See more at: http://www.algerie-focus.com/blog/2013/09/pourquoi-la-majorite-des-femmes-qui-travaillent-en-algerie-sont-celibataires/#sthash.pxzkvSWb.dpuf

Apparition d'Abdelaziz Bouteflika a la television le ridicule par limage


La télévision publique a montré, le jeudi 5 septembre, le chef de l’Etat, habillé d’un simple pyjama, recevant le Premier ministre Abdelmalek Sellal, dans sa résidence de Zeralda, à Alger. Deux jours auparavant, le président de la République recevait, dans les mêmes conditions, son chef d’Etat-major, Ahmed Gaïd-Salah.

Au-delà des responsables reçus (un militaire et un civil), cette manière qu’utilise la Présidence de la République pour faire apparaître le chef de l’Etat aux yeux du peuple a de quoi étonner. Car, en plus de la maladie qui le paralyse –il faut dire les mots qu’il faut- le palais d’El Mouradia s’entête à vouloir donner l’image d’un Abdelaziz Bouteflika qui tient les « rênes », qui gouverne. Or, les images de la télévision parlent d’elles-mêmes : Abdelaziz Bouteflika est très malade. Son corps effectue à peine les mouvements nécessaires à la vie d’un homme. Son bras gauche bouge très difficilement.

Il est difficile de dire si le chef de l’Etat dispose de toutes ses facultés mentales (ce n’est pas exclu), mais après six mois de « convalescence », il sera difficile aux responsables de venir dire aux Algériens que leur président « va bien ». A moins de se couvrir du ridicule comme l’avait fait Abdelkader Bensalah. Ce dernier avait dit que le chef de l’Etat était « en bonne santé » alors qu’il était hospitalisé en France. Il est désormais établi que le chef de l’Etat va vraiment mal. Cela est devenu une évidence même !

Il reste maintenant de savoir quel impact aura cette maladie sur le fonctionnement de l’Etat. Car, il devient maintenant claire que beaucoup d’institutions, à l’instar du Conseil des ministres, sont bloquées. Des lois sont par conséquent mises au placard en attendant un sursaut miraculeux.

Faut-il, dès lors, organiser des élections présidentielles anticipées ? Au vu de l’attitude du chef de l’Etat et de son entourage, cette éventualité est exclue. On donne l’impression en haut lieu que « les choses se passent » comme il le faut. Il n’est donc pas question d’anticiper sur le calendrier d’avril 2014.

D’ici l’élection de 2014, l’Algérie devra donc vivre avec des institutions paralysées par un président « immobile ». Quitte à donner, de temps à autre, des « preuves de vie » par des images ridicules témoignant d’un semblant d’activités qui, en des temps normaux, nourrissent la risée des algériens.

- See more at: http://www.algerie-focus.com/blog/2013/09/apparition-dabdelaziz-bouteflika-a-la-television-le-ridicule-par-limage/#sthash.zE9DyDc6.dpuf

In south Egypt, Islamists take over a town


DALGA, Egypt (AP) — The Coptic Orthodox priest would only talk to his visitor after hiding from the watchful eyes of the bearded Muslim outside, who sported a pistol bulging from under his robe. So Father Yoannis moved behind a wall in the charred skeleton of an ancient monastery to describe how it was torched by Islamists and then looted when they took over this southern Egyptian town following the ouster of the country’s president.

“The fire in the monastery burned intermittently for three days. The looting continued for a week. At the end, not a wire or an electric switch is left,” Yoannis told The Associated Press. The monastery’s 1,600-year-old underground chapel was stripped of ancient icons and the ground was dug up on the belief that a treasure was buried there.


“Even the remains of ancient and revered saints were disturbed and thrown around,” he said.

A town of some 120,000 — including 20,000 Christians — Dalga has been outside government control since hard-line supporters of the Islamist Mohammed Morsi drove out police and occupied their station on July 3, the day Egypt’s military chief removed the president in a popularly supported coup. It was part of a wave of attacks in the southern Minya province that targeted Christians, their homes and businesses.

Since then, the radicals have imposed their grip on Dalga, twice driving off attempts by the army to send in armored personnel carriers by showering them with gunfire.

Their hold points to the power of hard-line Islamists in southern Egypt even after Morsi’s removal — and their determination to defy the military-backed leadership that has replaced him.

With the army and police already fighting a burgeoning militant insurgency in the Sinai Peninsula, there are growing signs that a second insurgency could erupt in the south — particularly in Minya and Assiut provinces, both Islamist strongholds and both home to Egypt’s two largest Christian communities.

The takeover of Dalga has been disastrous for the Christian community in the town, located 270 kilometers (160 miles) south of Cairo in Minya, on the edge of the Nile Valley near the cliffs that mark the start of the desert.

In the initial burst of violence, the town’s only Catholic church was ransacked and set ablaze, like the Monastery of the Virgin Mary and St. Abraam. The Anglican church was looted.

Some 40 Christian families have fled Dalga since, Yoannis said. Nearly 40 Christian-owned homes and stores have been attacked by Islamists, according to local Minya activists. Bandits from the nearby deserts joined the looting and burning, they said. To ensure the spread of fear, the attackers torched houses in all Christian neighborhoods, not just in one or two.

Among the homes torched was that of Father Angelos, an 80-year-old Orthodox priest who lives close to the monastery. Yoannis’ home was spared a similar fate by his Muslim neighbors. A 60-year-old Christian who fired from his roof to ward off a mob was dragged down and killed, the activists said.

“Even if we had firearms, we would be reluctant to use them,” said Yoannis. “We cannot take a life. Firing in the air may be our limit.”

Those who remain pay armed Muslim neighbors to protect them. Yoannis said his brother paid with a cow and a water buffalo. Most Christian businesses have been closed for weeks.

Armed men can be seen in the streets, and nearly every day Islamists hold rallies at a stage outside the police station, demanding Morsi’s reinstatement.

Most Christians remain indoors as much as possible, particularly during the rallies. They say they are routinely insulted on the streets by Muslims, including children. Christian women stay home at all times, fearing harassment by the Islamists, according to multiple Christians who spoke to the AP. Most requested that their names not be published for fear of reprisals.

“The Copts in Dalga live in utter humiliation,” said local rights activist Ezzat Ibrahim. “They live in horror and cannot lead normal lives.”

None of the town’s churches held Mass for a month, until Wednesday, when one was held in one of the monastery’s two churches. About 25 attended, down from the usual 500 or more.

“They don’t want to see any Christian with any power, no matter how modest,” Yoannis said of the hard-liners now running Dalga. “They only want to see us poor without money, a trade or a business to be proud of.”

Like other Christians in town, he said police and authorities were helpless to intervene.

“Everyone keeps telling me that I should alert the police and the army,” he said. “As if I hadn’t done that already.”

At intervals, the 33-year-old father of three would stop talking, move carefully to the edge of a wall, stick his head out to check if someone was coming.

His big worry was the bearded Muslim at the gate, Saber Sarhan Askar.

Skinny with hawk-like hazelnut eyes, Askar is said by Dalga’s Christians to have taken part in the torching and looting of the monastery. Outside the monastery that day, Askar was telling priests he was there to protect it. But the orders he yelled to other priests left no doubt who was in charge.

“Bring us tea!” he barked at one priest. “I need something cold to drink!” he screamed at another soon after.

School teacher and part-time entrepreneur Kromer Ishaq fled Dalga a day after the Islamists took over. The Islamists already were accusing his father in a family blood feud — a charge that could prompt the killing of Ishaq. Then on the night of the takeover, Ishaq’s gold shop was broken into and looted.

The son of a wealthy family, Ishaq fled with his extended family all the way to the Nile Delta north of Cairo, where he is now looking for work.

“I used to employ people and now I’m looking for work. I once lived in a house I own and now I live in a rented apartment. You ask me what life is like? It’s like black tar,” Ishaq said by telephone.

Dalga is the most extreme example of Islamist power in Minya — no other towns are known to be under such extreme lockdown. But the province in general has seen a surge in Islamist violence since the coup against Morsi.

In the province, 35 churches have been attacked, including 19 completely gutted by fire. At least six Christian schools and five orphanages have been destroyed, along with five courthouses, seven police stations and six city council buildings. A museum in the city of Malawi was looted and ransacked.

On Aug. 11, policemen suspected of loyalty to Morsi stormed the provincial police headquarters in Minya city. They dragged out the province’s security chief and his top aide from their offices and ordered them both to leave the province. They did.

Minya was the epicenter of an Islamic militant insurgency against the rule of autocrat Hosni Mubarak in the 1980s and 1990s. It remains a stronghold of Islamists, including the extremist Gamaa Islamiya group. It also has the largest Christian community of any of Egypt’s 29 provinces — at 35 percent of Minya’s 4 million people, compared to around 10 percent nationwide.

Over Egypt’s past 2 ½ years of turmoil, Islamist strength has grown. Hundreds of jailed radicals who purportedly forswore violence — though not their hard-line ideology — were freed after Mubarak’s 2011 fall and given the freedom to recruit. The south has seen a flood of heavy weapons smuggled across the desert from neighboring Libya.

A top Interior Ministry official in Cairo said the Minya police force suffered large-scale infiltration by pro-Morsi Islamists. The local force is now under investigation by the ministry. The official spoke on condition of anonymity because the probe was still undergoing.

The Minya security chief who fled the province, as well as two top aides, were replaced on Wednesday for what the Interior Ministry called the failure to maintain law and order.

In the security vacuum, it has been Christians largely paying the price.

Christian businessman Talaat Bassili recounted how on Aug. 15, dozens of men, some armed, stormed his home in the city of Malawi, not far from Dalga. For three hours, with no police or army in sight, the attackers made off with TV sets, washing machines, mobile phones, jewelry and cash.

The attackers descended on the house from the scaffoldings of a mosque next door. In footage from Bassili’s security camera, shown to AP, men in robes and boys in sandals try to force their way into the house, then finally blast away the lock with Kalashnikov assault rifles. Some loaded their loot into a donkey cart.

Later, the footage shows Bassili, his wife Nahed Samaan — in a nightgown and a house robe — and son Fady leaving to take refuge with a neighbor.

A week later, Bassili said a man called him on his mobile phone to ask whether he wanted to buy some of his stuff back.

“I said no.”